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SOUS LA DIRECTION DE SERGIO MARIO ILLUMINATO

« Atelier Alchimique des Idées » : les idées, de la vision à la réalité, sont développées, façonnées et transformées en outils créatifs.
Les résidences d’artistes offrent aux artistes et aux professionnels de la création le temps, l’espace et les ressources nécessaires pour travailler, individuellement ou collectivement, sur les aspects de leur pratique artistique qui méritent d’être approfondis.
La résidence est un lieu de diffusion des connaissances et de la culture, étroitement lié à la communauté et au patrimoine culturel local.
« Atelier Alchimique des Idées » est une résidence d’artistes annuelle présentant les caractéristiques suivantes :
Conception artistique assurée par des artistes ;
Approche axée sur la recherche. Les artistes utilisent des processus de recherche pour concevoir l’expérience de la résidence ; ainsi, une relation unique se tisse entre les artistes, le public et le lieu d’accueil ;
Thèmes. Ces résidences invitent les artistes à contribuer à un thème commun, dans le but d’attirer l’attention sur ce sujet et de favoriser un processus de renouvellement artistique ;
Axées sur la production. Ces résidences sont centrées sur la création d’un projet artistique. Le mouvement VulnerarTe propose ainsi des ressources matérielles, une expertise et un réseau d’infrastructures dans un domaine artistique spécifique, afin de favoriser la création d’une œuvre (le processus faisant partie intégrante de l’œuvre finale).
Transdisciplinaires et intersectorielles, ces résidences accueillent des artistes issus de diverses disciplines artistiques et offrent de plus en plus d’opportunités de collaboration avec des partenaires de différents horizons, y compris en dehors du monde de l’art.
Elles se déroulent dans les « Cathédrales contemporaines de la vulnérabilité ». Rien qu’en Italie, comme le souligne le dernier recensement de l’ISTAT, on compte sept millions de bâtiments abandonnés.
La première résidence d’artiste a eu lieu à Velletri, du 30 avril au 30 septembre 2023, dans l’ancienne prison pontificale.
Un groupe d’artistes et de professionnels du cinéma, de la danse, de la musique et de la photographie, accompagnés de professeurs de lycées romains et d’étudiants en peinture et sculpture de l’Académie des Beaux-Arts de Rome, ont imaginé une résidence d’artiste unique et éphémère, inspirée par le livre « Corpus et Vulnus » de Sergio Mario Illuminato. Ce projet a été mené avant la transformation irréversible de ce patrimoine historique et culturel en un bâtiment fonctionnel pour la communauté.
Ces espaces, datant du milieu du XIXe siècle, figurent parmi les plus de 7 millions de bâtiments inutilisés recensés en Italie ces trente dernières années selon le dernier recensement de l’ISTAT. La Région du Latium, la Ville Métropolitaine de Rome et la Ville de Velletri ont reconnu l’importance de ces résidences d’artistes et leur ont accordé leur patronage et un droit d’usage particulier, transformant ainsi le lieu en un espace de réflexion et d’échange pour les générations futures.
Durant cette résidence de six mois, cet espace en sommeil a été exploré afin de concevoir et de créer un « espace intellectuel » profond, nuancé, critique, fragile et nécessaire. À travers des perspectives inédites guidées par le concept de transdisciplinarité, une vie relationnelle inclusive et ouverte a été pratiquée, permettant d’explorer et de démêler la nature des multiples liens entre des problématiques isolées, dans un espace où les questions sont revisitées, les alternatives reconsidérées et les interrelations révélées (UNESCO – Division de la philosophie et de l’éthique, 1998).
Cette recherche spécifique s’est concentrée sur des perspectives inédites guidées par le concept de transdisciplinarité, dans le but de comprendre la complexité du monde contemporain. Nous avons évolué dans l’espace singulier des zones interstitielles entre peinture et sculpture, influencés par les langages du cinéma, de la danse, de la musique et de la photographie, afin de resignifier continuellement les espaces d’exposition et d’expérimenter des pratiques créatives relationnelles révélant des connexions, des affinités et des développements potentiels avec les éléments participants.
C’était là l’impératif stimulant de la quête expressive inachevée d’une dimension auctoriale qui, à travers la « TISSU-COSMIQUE » des « ORGANISMES-ARTISTIQUES-COMMUNICATEURS », reposait sur la « CO-EXISTENCE » dans la création de boucles performatives irrégulières, conçues comme des lieux de rencontre et des communautés, des espaces de création et d’apprentissage actif, et non de simple divertissement.
Il s’agit d’un renversement de tendance dans l’art, loin des castes exclusives et des systèmes autoréférentiels saturés. De là sont nés les thèmes primordiaux du « CORPS AU-DELÀ DE LA MATIÈRE », de la « VULNÉRABILITÉ », de l’« ÉTHIQUE NOMADE » et de l’« ESTHÉTIQUE DE LA CONVERGENCE » — fondés sur les mécanismes créatifs des Ruines — qui se sont entrelacés, élargissant et détournant la demande contemporaine de ce qui est propagé par le paravers. Ce néologisme, dans ce contexte, renvoie à la dégradation incessante des mondes virtuels vers la superficialité des mondes miroirs de notre quotidien.
Il en a résulté la naissance du mouvement « VulnerarTe », la pratique performative transdisciplinaire « iosonovulnerabile » et la production du court-métrage « Vulnerare ». Ces activités imbriquées incarnent l’essence d’une expérience immersive de coexistence in situ, un projet en constante évolution présenté dans ces pages.
Le bâtiment qui abritait la Résidence a longtemps appartenu à l’État. Diverses propositions de reconversion ont été formulées. Son histoire administrative reste floue, mais la question de sa réhabilitation a préoccupé les trois dernières administrations municipales, soucieuses de lui redonner une vocation utile. Grâce à un investissement de 1,3 million d’euros, l’ancienne prison a été préservée de toute spéculation immobilière et appartient désormais à la municipalité de Velletri.
Par un heureux hasard, parmi tant d’autres qui jalonnent notre parcours, le projet présenté ici constitue le dernier témoignage vivant du bâtiment tel que nous l’avons découvert, préservant la mémoire et les traces originelles de son histoire biséculaire. Le livre, la résidence d’artiste, la pratique performative transdisciplinaire, le court-métrage et les photographies de l’ensemble du processus de résidence, ainsi que les témoignages des participants, constituent la dernière documentation utile avant la rénovation architecturale et le changement de vocation de cet édifice du XIXe siècle, prévus dans les prochains mois.